Voyage en Islande en Hiver

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Si la plupart des voyageurs s’y rendent l’été, l’Islande présente en hiver un véritable spectacle de lumière et de couleurs. Peu fréquentée en cette saison, une terre de charme recouverte de glace s’offre à vous pour quelques heures. Partez pour de belles randonnées à pied, en raquette ou en ski et découvrez la splendeur des phénomènes géothermiques et volcaniques. Sous la neige, le contraste y est plus fascinant encore. Vous êtes au cœur de l’Islande, loin de tout.

Bains géothermiques en pleine nature ou installés au milieu de décors futuristes au Blue Lagoon, lumières rasantes du jour et neige immaculée qui réveillent le moindre relief de paysages magnifiques, des chutes d’eau qui deviennent autant de sculptures sur glace, vastes plages de sable noir saupoudrées de neige… Les paysages hivernaux de l’Islande ne vous laisseront pas de glace, si tant est, bien sûr, que vous soyez suffisamment bien habillé pour faire face aux vents du large qui ne manqueront pas de vous picoter à l’occasion de vos balades, découvertes et activités !

Cependant, malgré sa situation à proximité du cercle polaire arctique et contrairement aux idées reçues, les régions côtières de l’Islande ne connaissent pas les grands froids des régions boréales continentales. Grâce à l’influence du Gulf Stream, le pays bénéficie d’un climat à tendance océanique et échappe en grande partie à l’influence des courants polaires. Ainsi l’hiver islandais est finalement relativement doux et les températures moyennes sont rarement inférieures à -5°c le long des côtes. À Reykjavík et le long de la côte sud, il n’est d’ailleurs pas rare de voir la pluie faire occasionnellement son apparition en plein cœur de l’hiver ! Par contre, à l’intérieur des terres, sur les hauts plateaux volcaniques, le climat devient continental et le froid peut être extrême.

Ce qu’il faut savoir sur le climat islandais


En voyage en Islande au cœur de l’hiver boréal il faut, comme dans tous les pays du Nord, considérer la durée du jour, la moyenne des températures et les précipitations avant d’organiser votre séjour. Voici quelques conseils et informations qui vous serons utiles:

Le climat islandais se caractérise par de brusques variations météorologiques et thermiques. L’affrontement constant entre les masses d’air polaire du Groenland et le front tropical de vents chauds et humides est à l’origine de ce climat impétueux. D’ailleurs, un proverbe islandais décrit cela avec beaucoup d’humour : « Si le temps qu’il fait vous déplaît, attendez cinq minutes ! ». Aussi faut-il à la fois prévoir coupe-vent, pulls en laine, vêtements de demi-saison et même un maillot de bain, pour oublier les rigueurs de l’hiver en plongeant dans les sources chaudes qui peuplent l’Islande. Enfin, sachez que s’il fait plus froid dans le nord du pays, le climat est plus humide et plus venteux au sud.

L’hiver islandais est long. D’octobre à avril, les températures se maintiennent entre -5°c et 8°c le long des côtes, et des vents forts, parfois violents, de même que des précipitations sous forme de neige, sont possibles à tout moment et partout sur le territoire.

Outre un climat rude et souvent imprévisible, l’hiver arctique à proximité du cercle polaire est également caractérisé par l’omniprésence de la nuit, surtout de mi-novembre à fin janvier. De 4 à 7h de jour tout au plus, le plus souvent avec une luminosité réduite. Et si le ciel nocturne offre souvent la possibilité de profiter du ballet des aurores boréales, la courte durée des journées n’est pas à sous-estimer pour qui voudrait pleinement profiter de la splendeur des paysages hivernaux au grand jour. Aussi est-il conseillé de voyager en octobre, février et mars pour jouir de tous les atours et attraits de la saison hivernale, tout en conservant, à cette époque-là, d’excellentes chances d’observer des aurores boréales la nuit venue.

Ceci étant dit, au plus profond de la nuit arctique, durant la période des fêtes de fin d’année, la capitale Reykjavík ne manque pas de charme pour autant : marché de Noël, patinoire extérieure en centre-ville, lumières et sapins, frénésie des rues commerçantes… La ville attire notamment un nombre considérable de voyageurs pour les festivités du Nouvel An, marquées par de grands bûchers de joie mais aussi, à l’approche des 12 coups de minuit le 31 au soir, par des feux d’artifice tous azimuts. Bref, tous les moyens sont bons pour sortir la ville et ses habitants de la rigueur hivernale et égayer l’atmosphère dans une orgie de lumières.

En février et en mars le temps est souvent radieux, et les routes recommencent à être tout à fait praticables. Les températures moyennes sont comprises entre -2 et +4°C, avec des pics jusqu’à 6°C. Sachez cependant que le vent est très puissant, et que la forte humidité de l’air accentue parfois la sensation de froid. En février, le jour se lève vers 10h et tombe aux environs de 17h30. Mars présente l’avantage de posséder les journées les plus longues de l’hiver islandais : le soleil brille de 8h30 à 19h.

En voyage à travers l'hiver islandais


La région de Reykjavík et le quart sud-ouest de l’île sont particulièrement propices pour un court séjour urbain agrémenté d’excursions à la journée, pour un séjour en chalet isolé en campagne ou pour un long weekend de découverte en autotour. Que l’on pense notamment à la péninsule de Reykjanes et aux délices géothermiques du Blue Lagoon ; à la région du Cercle d’or et au spectacle des failles tectoniques à Þingvellir, du geyser Strokkur à Geysir, et des cataractes glacées de la chute de Gullfoss ; et à la côte sud jusqu’au village de Vík à la pointe méridionale de l’île, une région superbe composée de falaises spectaculaires, de chutes d’eau magnifiques et de vastes plages de sable noir volcanique martelées par les vents du large…

À cette période, comme de nombreuses pistes sont fermées à cause de la neige, l’idéal pour un long séjour serait d’emprunter la route circulaire n°1. Elle fait tout le tour de l’île et vous donnera un bel aperçu de tous les paysages de l’hiver islandais.

Si vous avez une semaine à consacrer à votre séjour hivernal en Islande, il ne faudra pas non plus hésiter à « pousser » un peu plus loin vers l’Est, le long de la côte sud, jusqu’à la région de Höfn et, plus particulièrement, en direction du majestueux glacier de Vatnajökull et jusqu’à la lagune de Jökulsárlón et ses superbes icebergs.

Pour un séjour encore un peu plus long, de 10 à 12 jours, explorez aussi la très belle péninsule de Snæfellsnes à l’Ouest, dominée en son extrémité par l’imposante silhouette du volcan-glacier Snæfellsjökull. Cette région légèrement excentrée par rapport aux circuits traditionnels recèle des sites sauvages de toute beauté, propices à la contemplation et à la rêverie pour qui sait apprécier les ambiances océaniques impétueuses.

Voyage dans le Nord en hiver, c’est possible ?


De plus en plus de voyageurs n’hésitent pas à s’aventurer dans le nord de l’île en hiver, bien que dans cette partie du pays, les conditions météorologiques soient souvent moins favorables que dans le sud pour une découverte en autotour (conditions de route souvent difficiles, voire occasionnellement impossibles à l’occasion de fortes tempêtes de neige). Mais des régions comme celles de Mývatn, Akureyri et Skagafjörður se sont progressivement ouvertes au tourisme hivernal ces dernières années. Aujourd’hui, le Nord est une véritable alternative à Reykjavík et à la côte sud, surtout pour les voyageurs particulièrement avides de voir des aurores boréales. De plus en plus d’activités sont proposées toute l’année et la liste des sites accessibles même au cœur de l’hiver ne cesse de s’agrandir d’année en année. Mais n’oubliez pas que plus on se dirige vers le Nord et plus les journées sont courtes en hiver !  Certaines zones telle que la péninsule des fjords du Nord-Ouest sont à proscrire de votre itinéraire, et ce de la mi-septembre à la mi-mai. Les routes pouvant dans certaines de ces régions rester fermées à la circulation des semaines et des mois durant !

Interdiction d'accès aux montagnes et à l'intérieur des terres...


À l’exception de la route n°1 qui fait le tour de l’île et traverse à certains endroits les hauts plateaux et zones désertiques de l’Islande, la totalité des pistes qui sillonnent l’intérieur des terres et s’éloignent un tant soit peu des zones habitées de l’île est fermée à la circulation en hiver, que l’on circule en véhicule de tourisme ou en véhicule 4×4. Cette interdiction de circuler est en application de la mi-septembre (parfois un peu plus tôt ou un peu plus tard selon les régions et les années) jusqu’à la mi-juin environ.

Toute l’année, et a fortiori en hiver, il est indispensable de se renseigner sur l’état des routes avant de s’engager loin dans l’intérieur des terres et de respecter scrupuleusement toute interdiction de circuler. En effet, ces interdictions ne sont pas à prendre à la légère et c’est mettre sa sécurité et celle de ses passagers en danger que de s’aventurer sur une route fermée, surtout en hiver quand la météo peut vite devenir exécrable…

… sauf avec un guide !

 

Si vous souhaitez découvrir la magie de paysages immaculés, d’étendues blanches sans limite et de régions épargnées par le flot de voyageurs, il vous faudra faire appel aux services d’un guide-chauffeur. Celui-ci, au volant d’un véhicule super-jeep, sera seul en mesure de vous conduire loin dans l’intérieur des terres. À bord d’un véhicule spécialement modifié à la fois pour répondre aux exigences de l’hiver, mais aussi pour assurer le confort total de ses passagers, ces véhicules impressionnants, conduits par des chauffeurs experts, font la fierté des Islandais et vous emmènent là où nul autre engin ne peut s’aventurer en hiver : Landmannalaugar où la géothermie mène un combat féroce avec la glace, la neige et la morsure du froid ; la vallée de Þórsmörk où des torrents puissants dévalent depuis le sommet des volcans-glaciers de Myrdalsjökull et Eyjafjallajökull en creusant d’impressionnants canyons ; les calottes des glaciers Langjökull, Mýrdalsjökull ou Vatnajökull…

Pour les plus aventuriers, il existe enfin de superbes possibilités de séjours guidés en raquette et en ski de randonnée dans la région de Landmannalaugar, de raids au long cours pour traverser le glacier Vatnajökull et, pour les plus fortunés, de la pratique de l’héliski sur la péninsule de Tröllaskagi au nord d’Akureyri.

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