Voyage en Islande au Printemps

Simon Dannhauer

Nous comprenons ceux qui veulent éviter la haute saison touristique (de juin à août) et ceux qui, trop frileux, rechignent à affronter les rigueurs de l’hiver. L’Islande se visitant absolument toute l’année, le printemps et l’automne sont des saisons idéales pour visiter le pays. Ainsi, chacun saura trouver son plaisir et son bonheur, que cela soit au printemps, quand la nature se libère progressivement de l’emprise de l’hiver, l’herbe reverdit et les oiseaux migrateurs refont leur apparition; et à l’automne, courte période de transition où les landes et les rares forêts islandaises se parent de couleurs bariolées et où, avec le retour de la nuit, les aurores boréales refont leur apparition dans le ciel.

L'Islande au printemps


En voyage au printemps, découvrez les terres d’Islande au moment où elles sortent de la torpeur de l’hiver.  Encore recouvertes d’un lourd manteau de neige, elles révèlent au voyageur des paysages sublimes de nature sauvage en pleine renaissance. En avril, les oiseaux migrateurs commencent à revenir en Islande, les températures remontent peu à peu et on constate un allongement très rapide des journées. Ainsi, si les tempêtes hivernales sont parfois encore possibles au tout début du mois, elles deviennent une rareté météorologique à l’approche du mois de mai. Quant à la saison des aurores boréales, si elle se termine souvent avec éclat dans la première quinzaine d’avril, le jour quasi permanent qui règne déjà à la fin du mois annonce le retour imminent du soleil de minuit.

Si avril est un mois qui garde un pied bien ancré dans l’hiver mais marque aussi le début de la transition printanière, le mois de mai marque quant à lui la marche en avant du pays vers l’été. Le jour est permanent dès la mi-mai et l’Islande ne reverra plus la nuit avant la fin du mois de juillet. Le redoux des températures est bien réel alors qu’en avril, l’adage affirmant qu’il ne faut pas se découvrir d’un fil gardait encore tout son sens. La neige, si elle persiste encore à s’accrocher à flanc de montagne, perd de plus en plus de terrain et a disparu des plaines côtières. En conséquence, les ruisseaux, rivières et innombrables chutes d’eau du pays grossissent, la lande reverdit et, au cours de la deuxième quinzaine du mois, les feuilles des arbres finissent de bourgeonner. Les neiges commencent à fondre un peu partout, et la période de reproduction des oiseaux migrateurs bat alors son plein et les falaises maritimes du pays pullulent de vie.

L'Islande à l’automne


À l’automne, les journées restent longues et les températures sont encore très douces. Toutefois, dès la mi-août, la saison estivale entonne son chant du cygne et aura définitivement fait ses adieux à l’amorce du mois de septembre. En septembre, les températures sont comprises entre 6°C et 11°C. Elles peuvent cependant descendre jusqu’à 0°C la nuit, avis aux campeurs ! La nuit tombe vers 20h30, et le jour se lève aux environs de 6h15. Les premières gelées nocturnes ne sont alors pas rares et la saison des aurores boréales est bel et bien entamée. Dans les montagnes, les premières chutes de neige présagent de la fermeture imminente des pistes pour la saison hivernale. C’est dire que la saison du trekking est en train de vivre ses dernières heures et qu’elle ne sera déjà plus qu’un souvenir du passé dès la deuxième quinzaine de septembre. C’est à ce moment précis que la lande et les rares forêts islandaises se parent de leurs plus beaux atouts, les couleurs automnales composées de rouges vifs et de jaunes flamboyants explosant un peu partout dans les régions basses de l’île. D’abord dans le Nord, comme à Mývatn et à Ásbyrgi, puis peu de temps après, dans le Sud, comme à Þingvellir, Þórsmörk ou encore Skaftafell.

Avec l’arrivée du mois d’octobre, l’Islande termine sa migration vers l’hiver. Les nuits rallongent rapidement. Le retour du froid, les coups de vent et les premières grosses tempêtes hivernales nous rappellent que l’on ne peut pas vivre en de telles latitudes sans en subir quelques conséquences. Cela est surtout vrai dans le Nord où des régions comme celle des Fjords du Nord-Ouest s’isolent du reste de l’île et entament une longue hibernation qui ne se terminera qu’au mois de mai suivant. Cependant, plus au sud, le flot des voyageurs a suffisamment diminué pour laisser à ceux qui circulent encore à travers ces paysages plus grandioses et sauvages que jamais, la possibilité d’apprécier les ambiances sauvages d’une île volcanique qui n’a rien perdu de sa superbe. Que cela soit le long des côtes déchiquetées de la péninsule de Snæfellsnes ou sur les plages de sable noir de la côte sud, on se sent à la fois si grand et si petit lorsque l’on fait face au souffle puissant de l’océan ! Il vous gifle ici avec les restes de copieuses tempêtes tropicales qui, au terme d’une course effrénée à travers l’Atlantique Nord, viennent y mourir en apothéose. Mais que cela soit dans un petit bain naturel perdu dans la lande, dans le jacuzzi d’un chalet de campagne ou dans le cadre bien aménagé d’un Spa confortable, on se sent cependant toujours si bien dans les eaux chaudes d’Islande, au milieu d’une nature qui ne demande pourtant qu’à nous glacer les os et sous un ciel bariolé se déhanchant au rythme des aurores boréales !

Demander un devis

Nos articles associés


Eté : la meilleure saison pour voyager en Islande

Eté : la meilleure saison pour voyager en Islande
Voir l‘article