Auberge de jeunesse et refuge

Julien Ratel

Pour les voyageurs qui ne souhaitent pas dormir en camping mais qui ne rechignent pas pour autant à l’idée de dormir dans un confort somme toute rudimentaire afin de faire quelques économies, une formule d’hébergement en auberge de jeunesse et/ou refuge de montagne est toute indiquée. Ce type d’hébergement a aussi l’avantage de vous permettre, le soir venu, d’accéder à une cuisine équipée, ce qui vous permettra de préparer vos repas à moindre frais.

Auberge de jeunesse


Il y a en Islande un peu plus d’une trentaine d’auberges rattachées au réseau Hostelling International et réparties à travers toutes les régions côtières du pays. À cela, on peut rajouter quelques dizaines d’établissements qui, à travers toutes les régions d’Islande, offrent des formules d’hébergement de standard comparable.

Par « auberges de jeunesse », on entend des hébergements qui présentent la majorité des caractéristiques suivantes :

– dortoirs ou chambrées avec lits superposés, partagés par 4 personnes ou plus, même s’il est aussi très souvent possible d’obtenir une chambre privative pour deux ou trois personnes, ainsi que des dortoirs privatifs pour les familles et les groupes ;

– sanitaires communs et partagés entre plusieurs unités d’hébergement, même si encore une fois, il est possible dans certains établissements d’avoir des sanitaires privés dans quelques chambres ;

– établissements qui ne fournissent pas les draps et taies d’oreiller, ou alors sur demande et moyennant supplément, bien que quelques rares établissements fournissent automatiquement les draps et les incluent dans leurs tarifs ;

– le petit-déjeuner n’est pas inclus, bien que cette prestation puisse bien souvent être ajoutée sur demande et moyennant supplément ;

– aucun service de restauration n’est disponible le soir même si une poignée d’établissements peut malgré tout vous proposer un dîner simple, sous réserve de réservation faite à l’avance et moyennant supplément bien entendu ;

– accès à une cuisine ou à un coin cuisine plus ou moins bien équipé, ainsi qu’à des barbecues dans le cas de quelques auberges ;

– établissement au décor simple et parfois monacal, voire totalement dépourvu de charme, même si cela est très souvent compensé par un cadre naturel exceptionnel ou dans certains cas plus rares, par des zones communes très agréables et au design attrayant.

Comme le laisse entendre la liste ci-dessus et les multiples exceptions à la « règle », il n’y pas vraiment deux établissements en Islande qui soient véritablement identiques. La disparité dans les standards de service est donc la norme… À noter également que cette catégorie d’hébergement se fait de plus en plus rare au point de n’être quasiment plus disponible dans un nombre sans cesse croissant de régions, comme dans la région de Kirkjubæjarklaustur et Skaftafell au sud, ou bien encore celle de Mývatn dans le nord-est.

Refuges de montagne


L’absence quasi-totale d’établissements hôteliers dans la région des hautes terres limite grandement les options d’hébergement « en dur » pour ceux qui ne se sentent pas les reins assez solides pour passer quelques nuits en camping et qui se refusent à de nombreux allers-retours chronophages depuis le confort de leur hôtel dans les régions côtières du pays pour aller explorer les magnifiques régions à l’intérieur des terres. La seule alternative possible à la tente devient alors le refuge de montagne.

Il y a à travers l’ensemble des hautes terres de l’Islande, ainsi que dans les fjords les plus isolés de l’Est du pays, un réseau de refuges de montagnes relativement épars. Ils sont plus ou moins grands et plus ou moins rustiques, le confort de certains étant vraiment réduit à sa plus simple expression. Pour certains, très fréquentés, ils doivent le plus souvent être réservés des mois à l’avance et sont parfois victimes de leur succès (promiscuité maximale et limite de capacité des sanitaires…). Pour d’autres, ils sont au contraire totalement épargnés par les flux touristiques et semblent être hantés par les fantômes d’anciens bergers…

Par « refuges de montagne », on entend des hébergements qui présentent la majorité des caractéristiques suivantes :

– dortoirs avec lits superposés ou couchettes très étroites alignées en rangs d’Ognon, ce qui induit une impression de promiscuité importante au point de devenir parfois désagréable quand les dortoirs sont pleins ;

– sanitaires communs installés dans une bâtisse annexe, avec parfois des douches chaudes payantes, mais pas toujours ;

– établissements qui ne fournissent ni draps ni oreiller ni couvertures et vous oblige à disposer de votre propre sac de couchage ;

– à de très rares exceptions près, aucun service de restauration n’est disponible dans ces refuges et il est impossible de s’approvisionner en nourriture sur place ;

– accès à une cuisine ou à un coin-cuisine plus ou moins bien équipé et avec l’eau courante (potable partout), ainsi qu’à des barbecues le plus souvent, mais pas de prise d’électricité le plus souvent ;

– les refuges sont généralement chauffés, voire même tellement chauffés dans certains cas qu’on a parfois l’impression que le sac de couchage est superflu ;

– établissement situé au milieu de nulle part, au milieu des sites naturels les plus spectaculaires du pays, loin de tout commerce et des principales voies de circulation, le plus souvent accessibles uniquement en bus de ligne ou en véhicule de location 4×4.

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