Vík

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Village le plus méridional d’Islande, Vík est un point de passage quasiment obligatoire pour la vaste majorité des voyageurs circulant dans le sud de l’Islande, étant coincé entre la route n°1 et l’étroite bande de terre qui sépare l’océan Atlantique Nord du glacier Mýrdalsjökull. Mais ce village est plus, tellement plus qu’une route, une station essence et une manufacture de laine… Aussi, n’hésitez pas à faire de Vík une belle étape sur votre parcours et à explorer la zone en profondeur. Vous ne serez pas déçu !

Randonner à Vík et dans ses environs


Il y a à Vík et dans ses environs, de multiples possibilités de balades et de randonnées. Mais si la vaste majorité des voyageurs se limite dans la région à une balade sur la plage de Reynisfjara ou le long de falaises de Dýrhólaey, c’est oublier que ces deux sites, certes magnifiques, ne constituent que la pointe d’un immense iceberg de possibilités !

Ainsi, quiconque voudra entreprendre une belle randonnée dans la région ne devra pas manquer d‘explorer la gorge de Þakgil et ses environs. Située au pied du massif de Mýrdalsjökull, vous découvrirez dans cette zone sauvage des paysages superbes composés de sommets verdoyants, de sandards immenses et de glaciers impressionnants. Grimpant le long de pentes parfois raides, vous pourrez ainsi accéder à de hauts plateaux dominant l‘immense langue glaciaire de Kötlujökull et la très belle montagne d‘Hafursey qui, telle une île déserte perdue au milieu de vaste étendues de sable noir, semble être apparue ici comme par magie.

Le promontoire de Hjörleifshöfði, accessible en véhicule 4×4 à une dizaine de kilomètres à l‘est de Vík, est l‘un des tout premiers sites d‘Islande à avoir été habité par les colons vikings venus de Norvège au IXè siècle. Du haut de ses 221m, il offre un aperçu spectaculaire sur les sandars de la côte sud et le glacier Mýrdalsjökull. Marchant le long des pentes herbeuses du promontoire, vous pourrez vous élever jusqu‘à son sommet ou bien encore longer ses spectaculaires falaises, traversant chemin faisant les ruines de la dernière ferme à avoir été habitée, abandonnée par ses habitants en 1936.

Activités et excursions à Vík et dans ses environs


L’Islande est recouverte à 10% de glaciers et, le long de sa côte sud, plusieurs langues glaciaires s’échappent de leur calotte pour descendre jusque dans les plaines côtières. L’accessibilité à ces langues glaciaires est donc simple, les glaciers étant situés à distance de jet de pierre de la route principale qui se fraie un chemin entre montagnes et océan. Ainsi, sur le glacier Sólheimajökull dans la région de Skógar et Vík, vous trouverez un terrain de jeu parfait pour vous initier à la randonnée glaciaire avec piolet et crampons, ou bien encore à l’escalade de glace. Plus en amont, il est aussi possible de découvrir la calotte du glacier Mýrdalsjökull en motoneige. Mais quoiqu’il arrive, ne vous aventurez jamais, au grand jamais sur un glacier sans être accompagné d’un guide expérimenté ni sans être équipé d’un matériel technique adapté (harnais, casque, crampons et piolet). L’accessibilité des glaciers islandais est certes tentante, mais n’allez pas mettre votre sécurité et celle de vos proches en danger juste pour une photo…

Le parapente est une activité qui existe depuis bien longtemps maintenant, mais elle a été introduite en Islande il y a quelques années seulement et peut aujourd’hui être pratiquée en tandem par les novices. Samúel et Gísli vous guideront en toute sécurité aux dessus des spectaculaires côtes de la région de Vík. Et ne vous laissez pas tromper par les apparences, cette activité spectaculaire et forte en adrénaline s’adresse à tous, même aux familles, les enfants de 5 ans et plus pouvant y prendre part.

Pour les amateurs de grosses voitures, visiter l’Islande sera l’occasion rêvée, hiver comme été, de tenter l’expérience d’une excursion en super-jeep. Ces véhicules sont spécialement modifiés à la fois pour répondre aux exigences des pistes les plus déglinguées du pays, mais aussi pour assurer le confort total de ses passagers. Conduits par des chauffeurs experts, ces véhicules impressionnants aux roues surdimensionnées font la fierté des Islandais et vous emmènent là où nul autre engin ne peut s’aventurer. Pourquoi ne pas partir à la découverte de la région de Vík à bord d’un tel véhicule, dans des secteurs magnifiques et inaccessibles à l’immense majorité des voyageurs ? Que cela soit depuis le sommet des falaises de Reynisfjall que l’on ne visite en temps normal que d’en bas, ou sur le front du glacier Mýrdalsjökull que l’on n’observe généralement que de loin, découvrez les terres de Guðjón, votre guide local qui, loin des sentiers battus, vous conduira au plus proche d’une nature grandiose. Expérience inoubliable et originale garantie !

Katla


Katla, „la bouilloire », c’est le nom du volcan qui, au nord de Vík, sommeille sous le glacier Mýrdalsjökull. Ce volcan est entré une vingtaine de fois en éruption depuis l’arrivée de l’homme sur l‘île au XIe siècle. Aussi le volcan est-il le plus craint et le plus surveillé de tous les volcans islandais, surtout qu’il somnole depuis bien trop longtemps maintenant pour ne pas être soupçonné de manigance tellurique. En effet, sa dernière éruption majeure est survenue il y a environ 100 ans, en 1918, alors que ce volcan entre normalement en éruption deux fois par siècle en moyenne, et ce de façon plutôt régulière.

Les récits entourant la dernière éruption de Katla sont d‘ailleurs assez spectaculaires et laissent présager de possibles scenarii dévastateurs pour la petite communauté de Vík… Ainsi, un beau jour d‘automne 1918, juste un mois avant l‘armistice de la Première Guerre mondiale et à peine plus de 2h après qu‘une secousse sismique a été ressentie dans les campagnes environnantes, un énorme panache de fumée fut aperçu au-dessus du glacier Mýrdalsjökull. À cet endroit, de la lave était donc parvenue en un temps record à faire fondre plusieurs centaines de mètres de glace avant de se manifester en surface par un panache de cendres et de vapeur d‘eau.

Sans surprise, la fusion de toute cette glace en eau a donné lieu à la formation d’un fleuve éphémère mais gigantesque qui, très rapidement, est parvenu à se frayer un chemin sous le glacier en direction des plaines en contrebas, puis de la mer. Ainsi, une demi-heure à peine après l‘apparition des premiers signes de l‘éruption, se manifestaient déjà au sud du glacier les débuts d‘une débâcle glaciaire qui allait prendre des proportions monumentales. Sur une bande de terre de 30km sur 40km séparant le front sud-est du glacier de la côte atlantique, se déversèrent un peu partout et pendant près d’une semaine, des quantités astronomiques d’eau. Au plus fort de l’inondation, dans les 24h qui suivirent les débuts de l’éruption, on estime ainsi que le débit de la débâcle atteignit 200 000 à 400 000 m3/s, soit l’équivalent du débit moyen de l’Amazon, du Mississippi, du Yangtze et du Nil combinés !

Désignés dans le jargon des vulcanologues par le terme islandais de jökulhlaup, ce que l’on pourrait traduire littéralement par « course de glacier », les lahars que l’on doit aux éruptions sous-glaciaires charrient avec eux des quantités extraordinaires de cendres et de roches volcaniques qui se déposent dans les plaines côtières, repoussant ainsi la mer un peu plus loin après chaque déferlement. À l’occasion de l’éruption de 1918, la côte fut ainsi repoussée de près de 5km par endroits !

Icebergs en Islande et au Groënland

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