Les aurores boréales en Islande

Uli-B

Le mystère des aurores boréales


Durant les longues nuits d’hiver, lorsque le temps est clair, un phénomène magnétique tout à fait prodigieux illumine le ciel islandais. Voile de lumière caressant le ciel nocturne, les couleurs des aurores boréales se déclinent en mille nuances de vert, mais parfois aussi de jaune, de rouge, de blanc et de bleu. Longtemps redoutées, leurs manifestations a inspiré de nombreux poètes, conteurs et penseurs, à travers le monde et les âges.

Appelées boréales dans l’hémisphère nord, australes dans le sud, les aurores surviennent en hiver dans les régions circumpolaires du globe, lorsqu’il fait nuit et à la condition que le ciel soit dégagé. Mais il faut aussi que l’obscurité de la nuit ne soit pas trop perturbée par des sources de pollution lumineuse (grands centres urbains, bien sûr, mais aussi la pleine lune par exemple!). Enfin, pour que le phénomène soit observable, il faut aussi et surtout que l’activité solaire soit suffisamment intense, la présence d’aurores polaires étant dues à l’interaction des particules solaires avec les couches supérieures de notre atmosphère et le champ magnétique de la Terre. En Islande, l’observation du phénomène est possible de septembre à début avril et peut, selon les cas, n’être qu’un feu de paille de quelques minutes comme il peut durer des heures.

 

Lorsque les forces de l’univers se déchaînent…


Incandescente et turbulente, l’activité solaire génère régulièrement de puissants orages magnétiques au cours desquels de nombreux atomes et autres particules élémentaires (protons, ions positifs, électrons) sont projetés dans l’espace. Suivant la trajectoire de gigantesques cordes magnétiques, ces vents solaires entrent en collision avec la magnétosphère terrestre. Traversant les différentes couches de l’atmosphère, ils rencontrent alors les particules chimiques électriquement chargées qui entourent la terre (oxygène, azote, hydrogène, etc.).

Cette alliance est à l’origine de la formation de nuages électromagnétiques, dont les teintes et les reflets varient en fonction de l’altitude (80 à 1 000 km). Rubans et rideaux de lumière, ces phénomènes sont essentiellement polaires. En effet, prise au piège par le champ magnétique de la Terre, l’énergie des vents solaires est attirée et stockée aux pôles nord et sud de la planète (les pôles magnétiques). Toutefois il arrive que certaines particules s’en échappent. Dérivant au fil des latitudes, elles illuminent parfois le ciel des tropiques et de l’équateur. Ainsi, de nombreux phénomènes auroraux ont été signalés à travers le monde, notamment à Hawaï en 1859, à Singapour en 1909, et dans le sud de l’Europe en 2003.

 

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